lundi 28 novembre 2011

Où es-tu magie de Noël?

Ça ne faisait pas une semaine que l’halloween était passée et on commençait déjà à voir des décorations de Noël apparaître comme par magie dans les rues… (Calmez-vous !) Les magasins aussi sont en avance : une semaine avant l’halloween, ce n’est pas de l’orange et du noir que l’on voit dans les magasins, mais bien du rouge et du vert. On sort les marchandises de Noël, on met des aubaines, tout ça pour faire dépenser plus les gens.
Mais où est donc passé la magie de Noël?
Elle est bien cachée derrière la consommation…
Vous ne trouvez pas que plus le temps avance et moins le temps des fêtes à une atmosphère magique? Je me rappelle du bon vieux temps où j’avais environ 6 ans et que le temps des fêtes était magique et remplit de surprises. On traversait le Parc des Laurentides sous une petite neige de Noël  pour se rendre dans un petit village du Lac-Saint-Jean où vivent plusieurs membres de ma famille. On soupait autour d’une bonne tourtière et un mononcle se déguisait en Père Noël pour la distribution des cadeaux après la messe de minuit. On donnait une carte qu’on avait dessinée à la main à nos parents et tout le monde était heureux. Après quelques jours passé en famille, on retraversait le Parc des Laurentides sous trois mètres de neige pour ensuite construire des igloos et des bonhommes de neige les jours suivants.
C’était le bon vieux temps!
Disons que plus le temps passe, plus le temps des fêtes devient un moment de l’année devient compliqué, et même quelques fois pénible ! En plus de nous coûter une beurrée,  on se creuse la tête deux mois à l’avance (quelques fois plus) pour trouver les bons cadeaux à offrir à ses proches et on finit la veille à courir dans les magasins, affolés parce qu’on n’a pas trouvé LE cadeau idéal et il faut arranger son horaire de travail pour le réveillon pour que tous puissent être présents… De quoi devenir fou!
Ma tante a traversé la frontière américaine pour faire son magasinage des fêtes et profiter des aubaines comme plusieurs milliers de personnes en cette fin de semaine de Thanksgiving. Parcourir des centaines de kilomètres simplement pour économiser quelques dizaines de dollars sur divers articles? N’importe quoi à mon avis. De toute façon il est clair qu’en fin de compte, cette petite virée a coûté aussi cher que si elle était restée dans son coin de pays et était beaucoup plus compliquée (je ne vous raconte pas les problèmes qu’elle a eu pour retraverser les douanes…). Plus d’aubaines égale souvent plus d’achat, donc une plus grosse facture en fin de compte!
Noël n’est plus une fête de famille, magique, simple, reposante. C’est une fête qui emmène la surconsommation et c’est un moyen de stresser et de dépenser pour des articles souvent inutiles. Je ne dis pas qu’il faut boycotter cette fête, mais bien de revoir nos priorités. Il est toujours agréable de recevoir des présents, mais c’est toujours plus agréable d’avoir du plaisir avec les gens qui nous entourent et de garder ainsi de beaux souvenirs.
Je ne me rappelle pas de beaucoup de cadeaux que j’ai eu dans ma jeunesse, mais bien des beaux moments passés en famille et entre amis. C’est cela le plus important à mon avis.

lundi 21 novembre 2011

La fin d'un conte de fée

Un certain dimanche après-midi, je passais une belle journée à cheval. Il faisait soleil, le temps était doux. C’était la journée parfaite. Je me sentais libre du monde. Mais un nuage gris est apparu. Non seulement pour moi, mais pour tout le monde équestre : Hickstead est mort.
«Mais qui est Hickstead ?», allez-vous me répondre. Laissez-moi vous raconter son histoire…
Il était une fois, un cheval est né chez des éleveurs aux Pays-Bas. Il était trop petit pour être enregistré dans leur «Studbook» et était jugé très difficile à monter. On ne lui annonçait pas une grande carrière. Mais vient un jour où un montréalais du nom d’Éric Lamaze le monte pour la première fois. Hickstead était talentueux, mais imprévisible et c’est après quelques compétitions qu’il remporte avec Lamaze qu’un conte de fée est commencé.
Le couple Lamaze-Hickstead gravit les échelons et arrive rapidement dans les plus hautes classes de sauts d’obstacles du monde. En 2008, ils remportent les olympiques de Beijing et depuis ce temps, lorsqu’ils entrent sur un terrain de compétition, c’est la victoire assurée.
Lorsque je regardais les compétitions internationales à la télévision, je faisais toujours des paris avec mon père. «C’est Lamaze qui va gagner!», que je disais à mon père qui n’y connaît pas grand-chose. Il me répondait en me pointant un autre duo : «Celui là à l’aire bon, c’est lui qui va gagner!». Il va sans dire que je gagnais toujours mes paris…
 Les amateurs de compétitions d’obstacles retenaient leur souffle pendant les quelques minutes des parcours et ne pouvaient détacher leurs yeux de cette équipe parfaite, qui plus est, représente le Canada lors de compétitions internationales. Hickstead a même gagné le titre de «Meilleur cheval du monde» l’année dernière lors d’une compétition très difficile l’opposant aux meilleurs chevaux et cavaliers au monde. Ses éleveurs ont du s’en mordre les doigts!
«Hickstead et moi avions un peu la même personnalité. On aimait gagner tous les deux. Et on avait la même énergie, qui se transformait en des choses incroyables.» - Éric Lamaze
Mais le monde équestre a été bouleversé le 6 novembre 2011 : Hickstead est mort sur le terrain de compétition…
Après avoir réalisé un parcours avec quatre points de pénalité (une pole tombée par terre) au Grand prix de Vérone en Italie, l’équipe allait quitter le terrain lorsque Hickstead s’est effondré, victime d’une crise cardiaque avec son cavalier près de lui, impuissant.

Lorsque j’ai appris la triste nouvelle, j’ai été bouleversée, tout comme les autres cavaliers proches de moi, tout comme les milliers de cavaliers canadiens, tout comme les millions de cavaliers à travers le monde. Nous avons perdu notre idole.

Quelques personnes pourraient dire : «Ce n’est qu’un cheval, il va s’en remettre!». En tant que cavalière, je sais qu’Éric Lamaze doit être démoli par la perte de son cheval. Ce n’était pas simplement un animal, mais un ami, un coéquipier avec qui il a vécu plusieurs années incroyables.  
La perte de son cheval a même amené Lamaze à remettre en question sa carrière sur les terrains de compétition.
«C'était le meilleur cheval au monde. Et il n'y en aura peut-être jamais d'autre comme lui», a déclaré Éric Lamaze, qui espérait remporter pour une deuxième fois un titre olympique avec son compagnon.
Le monde équestre est aux côtés d’Éric Lamaze et souhaite de tout cœur qu’il puisse se retrouver une monture aussi exceptionnelle que l’a été Hickstead.
Adieu Hickstead, repose en paix champion…

Lamaze et Hickstead durant la CN International.
Ils étaient les seuls à n'avoir aucun point de pénalité!

Un parcours de barrage à couper le souffle!

lundi 14 novembre 2011

Le Loup bleu réécrit l’histoire du Canada

Le Théâtre du Sous-marin jaune signe une nouvelle production avec Kanata : Une histoire renversée 1ère partie au théâtre de La Bordée, en Basse-Ville de Québec. Cette pièce présente l’histoire du Canada d’une manière bien originale et d’un autre point de vue : celui des Amérindiens.

Très différente des pièces de théâtre que nous sommes habitué de voir, Kanata : Une histoire renversée nous ramène sur nos bancs d’école pour revivre l’histoire du Canada vue par les Amérindiens et racontée par des marionnettes. Le Loup bleu et son acolyte le Castor d’or nous amènent à travers la vie des Hurons-Wendat qui vivent la colonisation par les Français, les maladies, l’arrivée des Jésuites et les nombreuses guerres qui sévissent sur le territoire. Le fait de mettre les Amérindiens en avant-scène amène une nouvelle perspective et renverse l’habituelle histoire des conquérants (Français et Anglais) qui a été trop souvent racontée.  
La mise en scène, fait par Antoine Laprise et Jacques Laroche, est bien pensée et originale. Les décors sont très bien réalisés, bougent et cachent de nouveaux décors. Il y a aussi des projections au fond de la scène afin de rendre les décors plus petits et certains personnages  visibles. Il faut aussi ajouter que les marionnettes sont intéressantes. En gros, cette pièce est très originale et il y a beaucoup de travail  dans la conception des décors et la réalisation des différentes marionnettes qui sont les points fort de cette production. Le Loup bleu, le castor, le corbeau et les amérindiens sont quelques exemples des marionnettes de la pièce.
Par contre, l’histoire manque d’énergie et la pièce est jouée de manière trop narrative. Il y a beaucoup de longueurs dans les textes et les acteurs manquent de fluidité à travers les nombreux déplacements. L’ambiance est inégale car les longueurs sont quelques fois interrompues par une minuscule touche d’humour de la part des personnages qui en a fait rire quelques-uns. Avec une touche de mordant dans l'histoire et avec une meilleure prestation des acteurs, cette pièce aurait pu être beaucoup plus vivante.
Quelques rires, des froncements de sourcils et beaucoup de longueurs; on a la malheureuse impression de retourner dans un cours d’histoire du secondaire interminable et donné pour des enfants.   
Kanata : Une histoire renversée est présenté jusqu’au 26 novembre 2011 au théâtre de La Bordée.

Site officiel du Théâtre de La Bordée :
http://www.bordee.qc.ca
Petit extrait d’une pratique de la pièce :
http://www.youtube.com/watch?v=4MvQi__aX_4

lundi 7 novembre 2011

Mécanique 101

Il y a quelques mois, je possédais une vieille Odyssey ’97. Elle avait bien peu de millage pour son âge et me menait du point A au point B sans difficulté. Il est vrai que cette voiture était légèrement plus bruyante que la moyenne mais je m’en souciais peu. Ce printemps, je suis allée faire changer mes pneus au garage avec ma mère et lorsque le garagiste est arrivé en me tendant les clés de mon bazou, il m’a dit : « Il faut changer vos quatre bérings de roue qui sont tous sur le point de lâcher. Il y a aussi le muffleur qu’il va falloir surveiller…». Et je vous épargne les détails que j’ai plus ou moins compris, car il me disait tout cela dans un jargon, disons-le, un peu trop recherché dans le domaine de la mécanique pour une jeune étudiante en littérature. Avec mes deux années d’expérience en conduite automobile (je précise bien : conduite) et ma mère qui a autant de connaissances que moi en mécanique, je dois vous avouer que nous ne croyions pas qu’il y aurait autant de problèmes sur mon véhicule. Nous avions fait faire une inspection le mois précédent et cette voiture était en bon état. Et vient le mot sécurité dans le discours du spécialiste de l’automobile. Ce mot on le comprend ! Tout pour faire paniquer ma mère qui pensait déjà à faire remplacer toutes les pièces de mon véhicule. Une chance que mon père s’en ai mêlé car je peux vous dire que ma petite van m’aurait coûté une beurrée.
Doit-on vraiment faire confiance aux garagistes? Je ne dis pas qu’ils ne sont pas de bonnes personnes ou de bons mécaniciens, je dis seulement qu’ils utilisent souvent le mot sécurité pour inciter les gens à faire réparer des pièces qui n’ont qu’un peu d’usure. Quelques fois, les recommandations qu’ils nous font sont justifiées. D’autres fois, ils amplifient le problème et amènent les gens à payer une fortune pour quelque chose qui n’était pas forcément nécessaire.  
Je connais une personne qui est allée, elle aussi, faire changer ses pneus. Au lieu de simplement faire cet entretient de routine, les mécaniciens ont commencé à faire une liste de tous ce qu’il fallait changer sur ce véhicule que cette personne venait à peine d’acheter. Un plan pour qu’il n’y ait plus personne qui achète de véhicule d’occasion! 
On dirait que les garagistes, lorsqu’ils voient des femmes ou de jeunes conducteurs arriver dans leur établissement, accentuent quelques petits problèmes que le véhicule pourrait avoir et comptent sur le mot sécurité pour faire de l’argent. Ils comptent sur notre ignorance en matière de mécanique automobile.  
Pour enrayer  ce problème, allez donc suivre un cours de mécanique automobile! Au moins, vous pourriez comprendre ce que les garagistes vous disent et peut-être, vérifier par vous-mêmes les petits problèmes de votre véhicule.
Ah! Et pour finir, j’ai changé de véhicule! Je ne devrais plus avoir ce problème pour quelques temps...